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Les Français ne sont pas Suisses

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Prétendument réconciliés par une Paixperpétuelle signée en 1516, Français et Suisses persistent à se crêper lechignon à la manière de ces vieux amants qui se mordent par passion ou dépit.Quoi de plus normal! Il leur suffit d’ouvrir le clapet pour s’apercevoir qu’ils e sont pas sortis du même moule et vérifier qu’ils brassent des conceptionsexistentielles discordantes. Pour la plupart des Français, la Suisse reste unpropret paradis fiscal alpicole peuplé d’horlogers, de chocolatiers et devachers à l’élocution engourdie, régentés par des banquiers rapaces. Quant aux Suisses, ils ont quelques idées bien arrêtées sur la France: un payshypercentralisé et fauché où le travail est dénigré, l’entreprise contrariée etles riches – même méritants – discriminés. Les Français ne sont pas Suissesest une piquante déambulation franco-suisse parfois débridée, souvent caustiquequi aura peut-être le mérite de caresser ce que Suisses et Français défrichenten commun: le sens de l’humour et de l’autodérision. Cet ouvrage est préfacépar Patrick Pépin, ancien directeur de la Rédaction de France Culture et lacouverture est de François Maret.

 

La critique d'Eliane Baillif, ancienne directrice du CRFJ, le Centre Romand de Formation des Journalistes :

 

Georges Pop adore les mots de la languefrançaise comme les enfants le Nutella sur leurs tartines : plus la couche estépaisse, meilleur c’est. En bon scénariste de BD et fin connaisseur de cetunivers, il sait transformer les processus les plus compliqués en narrations depréférence rigolotes. En bon journaliste, il se montre d’une insatiablecuriosité. Il sait maintenir le suspense en tissant des liens de cause à effeta priori improbables entre, par exemple, l’invention de l’eau de Cologne au 18e siècle par un émigré piémontais et l’afflux des millions de l’héritière deL’Oréal dans les coffres de la banque privée genevoise.  C’est ainsi qu’en lisant « Les Français ne sontpas Suisses », vous découvrirez entre autres merveilles, les fondements del’histoire de l’horlogerie suisse, l’origine de la rue des Granges à Genève oude la tradition de la matze en Valais. Sans oublier un rappel des principalesinstitutions de la Confédération et des attributs majeurs de la suissitude économiqueet politique.  Mais, en somme, à qui s’adresse Georges Pop ?Aux Français ou à d’autres étrangers ignorant tout des particularismeshelvétiques ? A ceux–là, il est conseillé de se munir, en parallèle, du manuelsur les institutions suisses illustré par Mix et Remix, parce que le péchémignon de Georges Pop, c’est le 2ème degré et le filage de métaphores utiliséspresque à chaque page. Difficile à suivre pour qui ne connaîtrait pas déjà leb.a.-ba de l’histoire et du système politique suisses. En revanche, moyennant l’aide susmentionnée, lalecture des « Français ne sont pas Suisses » peut devenir jubilatoire. Et la «revisitation », par Georges Pop, de la bataille de Morgarten, de l’exécutiondes Templiers, des effets, sur les cantons romands, de la révocation de l’Editde Nantes par Louis le quatorzième, ou des théories du sociologue Max Webervalent le détour. Au fait, qu’est-ce qui a déclenché, chez GeorgesPop, l’envie de pondre cet opus ? Citation : « pour être sincère, c’est enassistant devant mon écran plat, il y a trois ou quatre ans, à une parodiquecatilinaire anti-suisse de l’agité Nicolas de Neuilly, alors interne dulambrissé casino de la rue du Faubourg St Honoré, que la plume commença à mefrétiller ». Le style, c’est l’homme, comme on dit et, pour la traduction, lesecrétariat du CFJM répond de 9h à 17h.

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